« Le Code d’Esther », interview de Bernard Benyamin…

Avoir le privilège de suivre un projet de livre, de son premier jet à sa rédaction finale, est une expérience précieuse. C’est ce qui m’est arrivé avec « Le Code d’Esther » de mon ami Bernard Benyamin. Sorti le mois dernier chez First, il s’agit d’une formidable enquête fondée sur le Livre d’Esther, étonnant texte de la Torah qui, pour la première fois dans l’Histoire, évoquait une tentative d’extermination totale de la population juive au temps du roi de Perse Assuérus, et sur les éléments plus que mystérieux qui le lient de manière prophétique – notamment à travers un code chiffré anachronique inexplicable – au IIIe Reich et à l’horreur de la Shoah…

S.K : Il t’a suffi d’un coup d’œil sur les recherches de Yohan Perez, ton guide, pour te lancer dans « ce projet de dingue », cette déstabilisante et passionnante enquête. Je te connais comme étant à la fois très ouvert et très rationnel. Qu’est-ce qui t’a poussé à vivre cette aventure ?

Bernard Benyamin : Yohan ne m’a pas tout dévoilé tout de suite. Son enquête ne le satisfaisait pas, et il cherchait une confirmation auprès d’un journaliste reconnu. Il a voulu la mettre à l’épreuve à travers moi. Quant à moi, plongé dans le deuil de ma mère, j’avais un immense vide à combler. Ce projet est très bien tombé : j’étais à la fois dévasté et désœuvré. En le lisant, j’ai été immédiatement passionné, et je me suis dit : « Faut y aller ! » Tout au long de cette enquête, quand j’étais confronté à un problème ou à une énigme, j’ai convoqué ma mère. Et d’une manière ou d’une autre, c’est en évoquant sa mémoire que je trouvais pistes et solutions. Elle est venue m’aider à chaque fois. En dehors de cette extraordinaire histoire entre la Shoah et le Royaume d’Assuérus, ce livre est d’abord un hommage à sa mémoire.

S.K : Non seulement le Livre d’Esther déclenche un nombre incroyable de questions, mais c’est un texte hors norme par rapport à tous ceux de la Torah. Il ne se trouvait pas parmi les manuscrits de Qumrân, alors qu’on le date de 2300 ans. Et puis il y a le traité de Meguila (datant, lui, d’environ 450 ans après J.C.), qui l’accompagne : c’est un ensemble de commentaires et de règles qui l’éclairent de façon incroyable, en y ajoutant des notations très précises, elles-mêmes quasi prophétiques. Tu peux nous en parler un peu ?

B. B : Oui, c’est un livre très particulier. La découverte de ses caractéristiques m’a vraiment encouragé à relever le défi de Yohan. Ce qu’il faut savoir, c’est que le Livre d’Esther est le seul livre de la Torah avec une femme pour héroïne ; c’est aussi le seul dans lequel le nom de Dieu n’apparaît jamais, et le seul où l’on ne décrit aucune manifestation surnaturelle d’envergure, aucun miracle irréel. Maïmonide, le plus grand penseur juif du Moyen-âge, pensait que la fête de Pourim, qui célèbre la délivrance du massacre évité par Esther, serait la seule à rester quand toutes les autres fêtes auront disparu. Enfin, et surtout, le Livre d’Esther contient ce code, cet anachronisme sur lequel butent des générations de rabbins et d’érudits depuis 2000 ans… Voilà quelques bonnes raisons de mener une enquête !

Dans les commentaires, on parle pour la première fois de la Germania et de ses « 300 têtes couronnées », qui correspondent à l’Allemagne, constituée de 300 principautés, de la fin du XIXe siècle. Ce qui veut dire que les savants qui ont commenté le Livre d’Esther à la fin de l’Empire Romain ont introduit un lien entre ce texte antique et un pays qui, certes, existait déjà à leur propre époque, mais pas sous cette forme. Pourquoi ? Les grands érudits vous expliqueront que la Torah, pour qui sait la lire, contient à la fois le passé, le présent et le futur de l’humanité…

S.K : Avec l’espoir de résoudre tous ces mystères, on voyage avec toi et on rencontre effectivement un grand nombre de chercheurs extraordinaires, tous fabuleusement érudits, humbles et passionnés. Ce que j’ai trouvé très étonnant, c’est qu’aucun ne veut jamais empiéter sur le domaine des autres, comme si chacun semblait se satisfaire de sa part de quête, tout en connaissant tout de même très bien le fruit des études des autres…

B.B : Oui, l’une des grandes découvertes de ce livre a été ma rencontre avec les « hommes en noir ». Men in Black ! (rires.) Je m’en étais jusque-là tenu éloigné, de ces hommes aux vêtements sombres, aux chemises blanches, aux lunettes cerclées d’or, au teint trop pâle à force de se tenir loin du soleil. Je les ai toujours respectés, mais ils me paraissaient faire partie d’une branche du Judaïsme très à l’écart de mes propres préoccupations. À ma grande surprise, j’ai découvert des hommes extrêmement cultivés, brillants, tolérants, et dotés d’un sens de l’humour inouï. Je suppose que tous ne sont pas comme ça, mais ceux que j’ai rencontrés le sont. Effectivement, chacun respecte les travaux des autres. Les vrais grands chercheurs répondent uniquement aux questions dont ils sont les spécialistes, et ils n’hésitent pas à vous envoyer vers d’autres dès qu’un sujet dépasse leurs connaissances

S.K : Comment as-tu ressenti la série de révélations et d’affirmations que tu recevais d’eux ?

B.B : Comme un boxeur qui prend des coups mais qui refuse de jeter l’éponge. À chaque question, une réponse, et un nouvel uppercut ! Le combat le plus éprouvant a été celui de Jérusalem, où toute une nuit, on va m’asséner révélation sur révélation, ce qui va me laisser complètement groggy. Et pourtant, même là, je refuse de rendre les armes. Mais j’ai besoin de toute ma formation cartésienne, de tout mon scepticisme religieux pour me relever et continuer l’enquête…

S.K : Penses-tu que Julius Streicher pouvait lui-même croire à la prophétie d’Esther, ou a-t-il lancé cette phrase, « c’est Pourim 1946 », par seul défi, face à la mort, et à ses juges ? Son « je vais vers Dieu », prononcé juste avant, est tout de même ahurissant pour un homme ayant pris part à ces monstruosités. Il y a une nette folie en lui, il semble véritablement « à part » au milieu des condamnés de Nuremberg, une sorte de Janus maléfique et maudit…

B.B : C’est vrai. Pour tous ses codétenus, il y a eu hésitation et discussion, parmi les juges, sur l’application ou non de la peine de mort. Mais pas pour lui, alors qu’à la différence des autres, il n’avait jamais tué ni donné l’ordre de tuer un Juif… En outre, c’est le seul à avoir subi, du fait volontaire de son bourreau, la mort la plus pénible ! Il a emporté son secret dans la tombe. Tout ce que l’on peut dire avec certitude à son propos se résume en trois points : il parlait yiddish (cf. le passage sur son arrestation), il se vantait de posséder la plus grande bibliothèque juive du Reich, et il connaissait la fête de Pourim – et donc, vraisemblablement, avait lu le Livre d’Esther. Avait-il pu, pour autant, décrypter son code ? On ne sait pas. Et voilà qu’à quelques secondes de sa mort, il crie cette phrase ahurissante à ses juges. Pourquoi ? Où est-il allé la chercher ? La quête continue. Petit scoop : il semble qu’un livre écrit par Julius Streicher ait été récemment découvert à la Bibliothèque de l’Alliance Universelle Israélite de Paris. On va sans doute bientôt en faire état sur notre page Facebook, et sur notre site (cliquez sur les liens).

S.K : En dehors de la partie sur Nuremberg, le passage le plus impressionnant de ton récit se situe lors de ta visite à Landsberg. En te lisant, j’ai songé tout le temps à l’épicentre d’une danse macabre qui ne semble pas encore terminée : le premier camp de concentration découvert par les Américains, un cimetière de bourreaux anonymes, dont certaines tombes sont encore fleuries par des mains invisibles, et des personnages plutôt fantomatiques… Mais on y rencontre aussi un homme qui, seul, se dévoue contre l’oubli et lutte pour empêcher la destruction des vestiges du camp…

B.B : Oui, nous avons rencontré Anton, le gardien de ces lieux, et il nous a proposé de le visiter. On a pris rendez-vous avec lui devant l’entrée, sans savoir qu’on aurait beaucoup de mal à la trouver : quatre ou cinq fois, nous sommes passés devant sans rien déceler. Juste en face, de l’autre côté de la route, un calvaire assez récent semblait avoir été érigé là juste pour détourner les regards… Nous avons attendu Anton, et il est arrivé sous la pluie, à bicyclette, avec tout son attirail de clefs et de cadenas. En arrivant à Landsberg, je ne m’attendais pas du tout à visiter un camp. Marcher dans ces ruines a été un très grand choc. Je n’y étais pas préparé. Juste après mon voyage à Jérusalem, je me sentais comme pris dans des sables mouvants. Je voulais retomber sur mes pieds, retrouver un terrain plus ferme. Pour moi, Landsberg était une parenthèse parfaite pour comprendre la période nazie en Allemagne. D’abord parce que dans les années 1920, Hitler y avait été emprisonné après l’attentat de Munich. C’est dans ce fort qu’il a écrit « Mein Kampf ». Tout est parti de là, et à l’autre bout de cette parenthèse, le 29 avril 1945, les troupes américaines, pas du tout préparées, elles non plus, à voir ce qui s’y passait, découvrent ce camp de concentration. Pour tout ça, Landsberg était une clef. J’ignorais cependant qu’elle m’apporterait, en plus, le dernier « coup de massue » en me révélant le nom de l’éditeur de « Mein Kampf » ! Quel ahurissant rebondissement de l’affaire !

S.K : Au cours de ma lecture, j’ai énormément apprécié le mélange de la grande Histoire et de la petite, avec le contrepoint chaleureux de tes propres souvenirs d’enfant, la présence bienveillante de ta mère, mais aussi les souvenirs très douloureux des rescapés de la Shoah. Lors de ce voyage à Landsberg, la froideur d’accueil de l’employée de la mairie, en comparaison, est stupéfiante !

B.B : La personne qui nous a accueillis à la mairie est l’image vivante de l’ambiance qui règne là-bas aujourd’hui. Qu’un land veuille transformer un camp de concentration en parking de supermarché en dit long sur le désir d’effacer toute trace de cette période. À Landsberg, je n’ai pas arrêté de penser au film « Scène de chasse en Bavière » (1969, Allemagne, Peter Fleischmann). Ce n’est pas un hasard s’il existe : il n’y a pas de terre plus conservatrice et catho que la Bavière. Et pourtant, effectivement, certaines tombes anonymes de bourreaux nazis sont toujours fleuries…

« Le Code d’Esther », Bernard Benyamin avec Yohan Perez, First Document, 258 pages.

Ce livre bénéficie de QR codes permettant de relier, par portable interposé, chaque fait aux documents ou aux films historiques hébergés sur le web.

Bernard Benyamin dédicacera ce livre ce week-end (24 et 25 novembre 2012) au Salon du livre de Radio France.

 

Cet article a été posté dans Explorations et taggé , , . Bookmark the permalink. Follow any comments here with the RSS feed for this post. Both comments and trackbacks are currently closed.

42 Commentaires

  1. Posted 23 novembre 2012 at 14 h 05 min by duys ex-machina | Permalink

    pas encore lu mais je fais un tcho !
    (alors ? remise ?)

    • Posted 23 novembre 2012 at 15 h 26 min by Sophie K. | Permalink

      Tcho, Compagnon ! Oué ça va, mais je galope sacrément. ;D
      (Sinon, atteint le niveau 14, et tué deux dragons zip zap. Et grâce à toi, la maison du personnage est achetée, et entièrement meublée (je trade comme une dingue, ça vaut cher les os de dragon, hahahaha !). Y a que les trolls des neiges qui me bousillent à chaque fois, rhhhhh…)

  2. Posted 23 novembre 2012 at 15 h 15 min by Laurent Goldstein | Permalink

    Bravo à tous les deux, cette interview très réussie ne peut qu’inciter ceux qui n’ont pas encore lu le livre à se jeter dessus…
    icon_smile
    Je vous embrasse tous les deux,
    Laurent

    • Posted 23 novembre 2012 at 15 h 27 min by Sophie K. | Permalink

      Hey, cher Laurent ! :) Merci de ton passage !

  3. Posted 24 novembre 2012 at 12 h 35 min by patrick verroust | Permalink

    Ton interview est plaisant, mené avec un professionnalisme amical et décontracté.
    Quant au fond, l’humanité est au bout du rouleau avec la fin du monde proche. La loi hébraïque « tu ne tueras point » est levée par ce code qui autorise les juifs à exterminer leurs ennemis. Selon les annales , elle avait un beau poster rieur, Esther et savait papoter du popotin….Histoire vieille comme le monde….Comme le disait la Cleo qui avait du nez « Tous des Rà »….Le monde est pourim jusqu’à la moelle, il y des coups de talions au cul qui se perdent…..
    icon_eek

    • Posted 24 novembre 2012 at 15 h 24 min by Sophie K. | Permalink

      Haaaaaaaa, Patrick, tu n’es pas sérieux.
      :D

    • Posted 19 avril 2013 at 17 h 01 min by Berenice | Permalink

      C’est amusant comme réflexion.
      Le livre a le mérite de poser des questions,
      mais j’ai trouvé trop de longueurs sur la famille et les souvenirs de l’auteur. C’était personnel et sans rapport avec l’histoire. J’aurais aimé plus de développement sur les faits historiques, ceci dit je l’ai lu d’une traite.
      Si quelqu’un veut converser avec moi, j’ai perdu mon emploi, et je m’ennuie. Je garde le sens de l’humour….

    • Posted 20 avril 2013 at 14 h 54 min by Sophie K. | Permalink

      Merci de votre visite, Bérénice. :)

  4. Posted 25 novembre 2012 at 11 h 10 min by Claire | Permalink

    Je trouve cet article vraiment intéressant et très instructif, il donne envie d’en savoir plus sur cette quête. Et évidemment, j’adhère aussi à la toute première phrase de ton post ;-)

    • Posted 26 novembre 2012 at 10 h 37 min by Sophie K. | Permalink

      Merci Claire !
      Oui, c’est une chance, et c’est aussi terrible parce qu’on est dans une impatience totale : on aurait envie que le livre, dont on connaît les grandes lignes pour en avoir parlé un peu avec son auteur, soit écrit d’un claquement de doigts pour pouvoir le lire viiiiiite… :D

  5. Posted 25 novembre 2012 at 15 h 18 min by patrick verroust | Permalink

    il y a cette putain de crise, crise du sur endettement d’une part et l’évolution sociologique qui veut qu’une institution obsolète , le mariage ,soit étendu à tous;
    Il serait judicieux de revisiter le code D’amour à Bi . En matière d’adoption, il pourrait inspirer l’office de la naissance et de l’enfance à Bruxelles pour définir les droits du Baby l’one moderne.
    Surtout, on pourrait s’inspirer du miserum, rémission générale des dettes, en temps de crise…ce qui est mieux que la rémission des péchés….
    icon_whistle

    • Posted 26 novembre 2012 at 10 h 42 min by Sophie K. | Permalink

      Mais Patrick, le mariage c’était le post précédent, hahahaha !
      Note qu’entre Esther et Assuérus, c’est un mariage d’amûr…

      Sinon, oui. Les rois antiques, les empereurs romains, les pharaons et autres chefs effaçaient les dettes à une occasion spéciale ou lors d’un jubilé. Cela évitait à tout un pays de se retrouver dans l’esclavage pour 5 générations…

  6. Posted 26 novembre 2012 at 12 h 05 min by patrick verroust | Permalink

    Gy né sais pas si le fleuve Amour coulait entre l’assuré russe et l’odalisque, grande séductrice , experte de la danse du ventre . Ils étaient bien faibles ces rois assyriens dépouillés de leurs habits saints. Judith avec ses lolos fermes saoula le général Holoferne qui assiégeait son bled avec un hydromel capiteux à base de miel aphrodisiaque. Le grand chef qui jusqu’alors n’ a bu que du Nausor, liqueur bio , longuement conservée sans alcool , en perdit la tête . Esther est à l’origine d’une fête macabre d’après batailles, carnaval débridé avec force libations , crécelles et tout le pourim . Un roi Mède à l’esprit plus perçant que les autres perçut les femmes si perfides qu’il les faisait tuer , aussitôt , consommées. Une danseuse , experte de la danse des sept voiles, fut envoyée par le gynécée en harem mission des péchés. Elle invita, le roi à boire dans sa chambre avec des propos enjôleurs « cher , hé! rasade pour voir le vent dans les voiles » elle le saoula de mots jusqu’à épuisement. Ces contes pleins de macchabées sont des métaphores pour dire que la politique n’allait qu’au lit, pas comme de nos jours !
    icon_lol

  7. Posted 28 novembre 2012 at 12 h 44 min by Sophie K. | Permalink

    Coucou Patrick… :)

    Rien à voir, mais quelqu’un pourrait-il avoir l’extrême amabilité d’assommer Copé, de le ligoter et de le bâillonner, puis de l’installer confortablement dans une cave perdue ?
    Ça nous ferait des vacances, les unes du Monde ne parlant que de ce suprême pénible.

  8. Posted 28 novembre 2012 at 13 h 57 min by patrick verroust | Permalink

    C’est un problème de sémantique . Le bateau UMP coule, les militants affligés crient « Écopez, Écopez » , le Copé se croit appelé et crie à son tour « eh copé? alors j’ai gagné…et il se prend les pieds dans le tapi qu’il prenait pour une carpette  » Les autres sur un radeau médusé, hurlent « Fillon, fuyons » ….Après le Président , hussard virevoltant, voilà le petit président busard. Busard, j’ai dit busard? busard..Ce n’est pas un faux con, il ne veut pas aller en justice, il a peur de rayer le parquet avec ses dents et se mettre à dos les procureurs…
    Ceci dit, l’affaire est plus sérieuse que les querelles d’ego….Le Sarko savait faire le grand écart avec les extrêmes opposés d’où sa politique girouette. Les masques tombent….La radicalisation de la droite n’est pas une bonne chose…Les présidents de la V° ont menés des politiques centristes, centre gauche, voir rad soc . Ils étaient sociaux démocrates sans l’avouer. Le décomplexé fait son œdipe mais en politique, les paroles sont des actes qui formatent…Pauvres Umpéistes, avec les deux zigs, ils expérimentent la double peine.

  9. Posted 1 décembre 2012 at 21 h 31 min by Dominique Hasselmann | Permalink

    Très intéressant et toutes ces coïncidences : la prémonition ou la prescience, quelle est la distance ?

    Belle interview qui donne le désir d’aller plus loin : dans cette lecture.

    • Posted 2 décembre 2012 at 9 h 31 min by Sophie K. | Permalink

      Merci Dom’ ! :)
      J’ai beau avoir l’esprit cartésien, le livre de Bernard reste très troublant. Si certaines choses peuvent s’expliquer, d’autres restent sans réponse, pour le moment. Je comprends tout à fait que des chercheurs passent leur vie à étudier le Livre d’Esther, ou ce type de document. Mais déjà, le mystère est passionnant pour un néophyte.

  10. Posted 7 mars 2013 at 11 h 07 min by BENSOUSSAN Emile | Permalink

    Monsieur Bernard BENYAMIN je suis tres deçu d’avoir raté votre passage a nice ou je vis j’aurais voulu vous feliciter de vive voix et vous montrer une photo de classe de cm2 En effet nous etions ensemble a l’ecole JULES RENARD Je m’empresse d’aller acheter le livre et vous souhaite tout le succes que vous meritez

    • Posted 7 mars 2013 at 11 h 18 min by Sophie K. | Permalink

      Bonjour !
      Merci de votre passage ici. Je transmets votre message à Bernard ! :)

    • Posted 8 mars 2013 at 11 h 51 min by Bernard Benyamin | Permalink

      C’est dommage en effet ! Cela nous aurait replongés dans un passé tellement lointain !!!! Si je repasse par Nice, je ne manquerai pas de le faire savoir ….. A bientôt !

  11. Posted 24 mars 2013 at 17 h 52 min by Jef | Permalink

    Bonjour,
    J’ai lu le livre et je ne partage pas votre avis. Si j’avais su ! Les auteurs n’apportent aucune preuve sérieuse ou tangible. La seule conclusion que je retiens est : la bible annonce tout ! Ce n’est qu’une croyance. Il ne s’agit pas ici d’une enquête mais d’une confession de foi. Sans intérêt.

    • Posted 25 mars 2013 at 10 h 07 min by Sophie K. | Permalink

      Ah, si vous cherchiez une preuve de l’existence de Dieu, j’imagine que vous devez être un peu déçu, effectivement… :)

  12. Posted 29 mars 2013 at 13 h 46 min by Jef | Permalink

    Hi hi hi
    Non, il ne s’agit même pas ça…

    Je vous invite à vous rendre sur ce site qui est une réponse au livre du code d’Esther :
    http://www.codedestherlacontreenquete.sitew.fr

    Vous n’y trouverez pas Dieu, mais vous aurez vos réponses concernant la soi-disant grande et troublante révélation du code d’Esther.

    Vous lisez et on en reparle. Rira bien qui rira le dernier :))

  13. Posted 29 mars 2013 at 16 h 54 min by Sophie K. | Permalink

    Je ne riais pas, je souriais. (Et à dire vrai, après lecture de votre lien, je souris toujours.) Pour moi, la question essentielle du livre ne porte pas sur la prophétie, ni sur le fait qu’on y croie ou pas. Elle porte sur le fait que, par deux fois dans l’histoire humaine, des hommes aient voulu massacrer le peuple Juif entier par haine totale. Après, on peut chipoter sur les comparaisons, le nombre des royaumes, 300 ou 350 (il faudrait d’ailleurs vérifier s’il s’agit d’états ou de royaumes, à ce compte, car ce n’est pas tout à fait pareil), ou sur le nombre des pendus, reste que les curieuses concordances entre ce texte antique et l’horreur de la Shoah existent bien sur le fond, ne serait-ce que de façon symbolique. Reste aussi que Pourim, quelle que soit son origine, est la fête de la victoire du peuple Juif sur ce projet d’extermination qui le menaçait, et qu’elle est liée à Esther quoi qu’on en dise. Reste enfin cette date de 1946, notée dans le Livre d’Esther (mais que votre référence se garde bien, comme par hasard, de relever), si étrange qu’elle est sans doute l’origine réelle de toutes ces recherches par tant d’érudits passionnés.

    Enfin, au-delà de tout, « Le Code d’Esther » ne demande pas à ses lecteurs de croire à cette prophétie, en Dieu ou à quoi que ce soit. Avec pudeur, le texte se contente de s’interroger et d’interroger. Et il est d’abord un voyage de mémoire dans le temps et dans l’espace, et un hommage aux âmes des disparus, comme aux espoirs des vivants.
    Parfois, la poésie du mystère suffit à apaiser (un peu) les chagrins trop immenses, il ne faut pas l’oublier non plus. Il n’y a donc pas lieu de ricaner, de s’en offusquer, ou de mépriser ceux qui ont une foi ou ceux qui n’en ont pas. A chacun, après lecture, de se faire son idée puisque le texte n’impose rien (ce que vous semblez bizarrement, et paradoxalement, lui reprocher).

    Voilà toute ma réponse, mais je ne réponds évidemment pas pour Bernard. Il le fera s’il le souhaite.

    • Posted 29 mars 2013 at 20 h 09 min by Jef | Permalink

      Intriguante votre réponse. Beaucoup de chose à dire.
      Il est vrai que le livre traite un peu de tout, mais cependant il s’intitule le code d’Esther, non ? Relisez la 4ème de couverture, c’est sur ce code prophétique qu’il insiste et qu’il se vend.
      Quant au massacre du peuple juif, il faut revoir son histoire. C’est tout au long de l’histoire qu’on tente de le massacrer : Esther n’est qu’un épisode parmi d’autres. Du coup, on pourrait comparer la shoah à plein d’autres épisodes et histoires. C’est pas ce qui manque…
      Toutes les concordances dont vous parlez ont été demontées dans le lien, 1946 inclus. Les seules qui restent comme le bois de la potence ne valent pas le coup. Relisez la partie sur les chiffres !!! Trop facile de manipuler les valeurs…
      Sinon, je pense que dans le fond, le livre ne fait qu’effleurer les vraies questions et n’apporte pas de réponse. Il y en a des biens meilleurs sur la shoah et sur la « question juive ». Sur le thème du code, il est creux et fait la part belle aux rabbins qui pensent que la Torah dit tout. C’est un des messages forts du livre.
      Enfin, je ne suis pas d’accord avec vous quand vous dites que le texte n’impose rien. Sans vous en rendre compte, il vous guide là où il veut puisqu’il n’y a aucun débat, aucun témoin contradictoire… je ne parlerai pas de manipulation, ce serait trop fort, mais on « cadre » fortement le lecteur. Si ce dernier n’a pas suffisament de recul et de connaissances, il se fait embobiner.
      Avez-vous lu le livre d’Esther ? Si oui, comment expliquer les « erreurs » d’interprétation faite dans le code d’Esther (sur les deux pendaisons des fils d’Haman par exemple) ? Pensez-vous que l’enquête ait été très sérieuse ?

  14. Posted 30 mars 2013 at 11 h 51 min by Sophie K. | Permalink

    Je peux comprendre votre position : ce livre est une introduction à quelque chose, c’est la présentation d’un univers, d’une possibilité, d’une recherche qui est bien sûr plus profonde en réalité. C’est un livre écrit pour le grand public, pas pour un chercheur passionné et ultra érudit qui aura passé tout son temps à comparer des textes antiques, traquant des différences de traduction entre l’hébreu et l’araméen, se posant des questions sur le chiffrage, la Kabbale, etc… Il est évident que si vous êtes vous-même érudit, que vous lisez et étudiez l’hébreu, que vous êtes spécialiste de l’antiquité ou plongé depuis des années dans l’étude d’un certain ésotérisme, vous allez rester sur votre faim. « Le Code d’Esther » n’est pas un texte fait pour les chercheurs ( si ce n’est qu’il présente leur travail), qui eux, doivent aller à la source des choses, faire leur propre contre-enquête s’ils ne sont pas convaincus – sachant, comme le dit Bernard en présentant les érudits qu’il a rencontrés, que c’est souvent le travail d’une vie, et qu’il est donc incohérent de le déboulonner en deux coups de cuiller à pot sous prétexte qu’on n’est pas d’accord.
    En ce sens , votre lien me pose problème : pourquoi faire un site entier autour de ce livre ? A ce niveau d’introduction à ce mystère, pour un livre grand-public, un article suffit pour dire son désaccord éventuel et ouvrir des pistes de contre-recherches. Mais un site entier, monté si vite (le livre est sorti en octobre), sans sources sérieuses, je trouve ça curieux – d’autant que l’auteur cherche manifestement à faire éditer sa (rapide) contre-enquête, comme c’est bizarre ;). Déjà, il manque de références : on ne sait pas qui parle, sur ce site, qui est ce « nous » ! La moindre des choses serait d’avoir une présentation du ou des auteurs : avons-nous affaire à un spécialiste de la Torah (je pense que non), de l’antiquité, à un journaliste capable de mener une contre-enquête en se déplaçant, lui aussi, pour rencontrer les protagonistes du livre, ou sommes-nous face à un simple passionné qui pioche à droite et à gauche dans ses connaissances propres et/ou dans wikipédia pour étayer ses propres convictions ? A première vue, je pencherais pour ce dernier cas. Je ne dis pas que ses doutes sont infondés, mais s’il doit y avoir discussion, je pense qu’il faudrait au moins, d’abord, avant de monter un site de ce type, faire une enquête réelle, comme celle que Bernard a faite sur le travail de Yohan. Au moins, il a rencontré les personnes dont il parle, il les nomme, et il respecte leur travail, aussi absurde que celui-ci puisse paraître aux sceptiques.
    Ce qui veut dire s’y mettre réellement, à fond, écrire aux intéressés si on ne peut pas se déplacer, les rencontrer si possible à son tour, et apprendre pourquoi ils pensent ce qu’ils pensent et comment ils y sont parvenus. Ce qui veut dire aussi étudier longuement les sources : il faut en être capable, n’est pas érudit qui veut, en claquant des doigts comme ça.
    Si on se contente de compter le nombre de pendus comme un jeu, ou d’affirmer sans étayer par des références solides, on passe à côté d’une réelle controverse, et au lieu d’accepter de confronter ses propres idées à une culture ou à des convictions inconnues, on affirme juste son désaccord basique. Bref, pour le moment, je ne vois pas l’intérêt de ce site. (Ça viendra peut-être, mais je veux savoir d’abord qui parle.)

    • Posted 30 mars 2013 at 12 h 13 min by Sophie K. | Permalink

      Vous me dites aussi : « quant au massacre du peuple juif, il faut revoir son histoire ». Le peuple Juif a effectivement subi, tout au long de son histoire, pogroms, brimades, injustices et attaques, mais là on ne parle pas de guerres, de rivalité entre peuples, de conquêtes ou autres, on parle d’extermination totale, d’éradication complète d’une population entière, hommes, femmes et enfants, de la surface de la terre ! Trouvez-moi un autre texte ancien, hors de l’Ancien Testament, qui narre un tel projet aussi crûment que celui-ci ! Je sais bien que tous les humains sombrent, à un moment ou à un autre de l’histoire, dans des actes de barbarie effroyables, mais en dehors du personnage d’Haman, peut-être symbolique (ce qui n’enlève rien à l’intérêt du texte), les seuls individus à avoir eu cette idée atroce sont les nazis. Même au temps des croisades ou de Saint-Louis, qui n’était pas un tendre non plus avec les Juifs, on n’élaborait pas, à froid, de théorie de massacre total. Les massacres se produisaient, effectivement, mais toujours à la suite ou pendant des combats (cf. le massacre de la prise de Jérusalem, par exemple).
      C’est à cette élaboration théorique qu’il faut que vous réfléchissiez. C’est un fait déjà unique, et dont la répétition et la mise en oeuvre, des siècles plus tard, doit provoquer une interrogation.

    • Posted 30 mars 2013 at 13 h 43 min by Sophie K. | Permalink

      Enfin, pour la date de 1946, je ne suis pas convaincue par le contre-argumentaire du site (je ne l’avais pas trouvé à ma première visite) – ni plus ni moins probant à mes yeux que l’argumentaire (dans ce domaine, tout est toujours question d’interprétations). Je continue donc à me poser la question, toutes sortes de questions. Mais à mon sens, je le répète, le mérite (et le but) du « Code d’Esther » n’est pas d’affirmer, preuves à l’appui, une théorie, mais de la présenter, et de déclencher, par la suite, une réflexion.
      Il me semble, d’après vos réactions ici, que ce but soit atteint. ;)

  15. Posted 2 avril 2013 at 7 h 46 min by Jef | Permalink

    – « C’est un livre écrit pour le grand public »
    Cela n’empêche pas de donner des arguments fouillés et vérifiés !! Bien au contraire…

    – « en présentant les érudits qu’il a rencontrés »
    Justement, un des problèmes est que ces érudits sont convaincus de la prophétie. Pas d’interviews de contraditeurs, donc un reportage à « charge »… Vous trouvez cela juste ?

    – « pourquoi faire un site entier autour de ce livre ? »
    Il existe bien un site sur le code d’Esther. Le site de la contre enquête ouvre un vrai débat et informe les gens un peu plus objectivement. Voilà sans doute un des pourquoi.

    – « Mais un site entier, monté si vite (le livre est sorti en octobre) »
    En combien de temps a été monté celui du code d’Esther (plus comemrcial bien-sûr) ?

    – « sans sources sérieuses ».
    ? Je parcours le site et je vois que les sources sont citées. A chacun d’aller les vérifier.

    – « l’auteur cherche manifestement à faire éditer sa (rapide) contre-enquête »
    Mais ils ont bien édité le code d’esther, pourquoi pas un livre qui montre tous ces travers ? Les auteurs ont bien raison de vouloir faire comme les journalistes (sauf qu’ils ne jouiront sansn doute pas des mêmes soutiens et des mêmes réseaux, à moins d’être journalistes ou très connus).

    – « La moindre des choses serait d’avoir une présentation du ou des auteurs »
    Mais au lieu de se fier aux gens qui écrivent, pourquoi ne pas se fier à leurs arguments ?
    Quand j’ai acheté le livre, je me suis fié au statut de journaliste et quelle déception pour ce livre médiocre.
    Je vais sur ce site, et je constate des arguments référencés et logiques.
    Si je suis votre réflexion, si ce site est fait par de pauvres bougres, je devrais penser que leurs arguments sont faux ou moins intéressants ? Allons, allons, dépassez les apparences et allez sur le fond.

    – « journaliste capable de mener une contre-enquête en se déplaçant, lui aussi »
    Tout le monde n’a pas le temps ni l’argent pour se faire plaisir. Et pas besoin de ça pour mettre en avant les erreurs du code. Comme le fait le site, une lecture du récit d’Esther suffit !!! C’est plus économique, plus écologique … et plus efficace.

    –  » faire une enquête réelle »
    Je n’utiliserai absoluement pas ces termes. Pour moi, l’enquête n’a pas du tout été bien menée…

    – « il a rencontré les personnes dont il parle, il les nomme, et il respecte leur travail, »
    Oh ! Il fait plus que cela : d’une certaine façon, il valide leur histoire, leur conviction.

    – « Si on se contente de compter le nombre de pendus comme un jeu,  »
    Mais, c’est un des arguments du code d’Esther. Et il y en a plein d’autres du même genre (la matière de la potence, etc.). Et le pire c’est qu’ils sont présentés comme des preuves.
    Le site de la contre enquête a raison de les dénoncer et en plus de montrer qu’ils sont faux ! Les références sont claires : il puise dans une traduction interbibles. Lisez-là !!

    – « Bref, pour le moment, je ne vois pas l’intérêt de ce site »
    Peut-être que si vous aviez eu le même esprit critique envers le code d’Esther, vous ne seriez pas là à le défendre :))
    Le site de la contre enquete du code d’esther (je redonne son adresse ) est complètement justifié (et nécessaire, bravo les gars !) :
    http://www.codedestherlacontreenquete.sitew.fr

    – « Trouvez-moi un autre texte ancien, hors de l’Ancien Testament »
    Etrange votre défi ! Pourquoi pas un de l’AT justement, comme le récit d’Esther ? il y en a quelques-uns…

    – « le mérite (et le but) du « Code d’Esther » n’est pas d’affirmer, preuves à l’appui, une théorie, mais de la présenter, et de déclencher, par la suite, une réflexion »
    Je ne partage pas votre avis. Le site de la contre enquete aurait pu insister sur le style du livre : toujours à parler de mystère, de choses « troublantes », de coincidences incroyables, etc. Le tout dans une ambiance religieuse à souhait. Il y a un même un passage où on apprend que c’est grâce à la prière que la guerre de Kippour a été gagnée (??).
    Le livre veut nous faire croire que la théorie est vraie ! Et ça marche, puisque vous le défendez !!! A lire les autres avis sur Internet, vous êtes nombreux à avoir bu la potion sans apprécier avant sa composition :)) Sans doute l’attrait pour le merveilleux… Mais lire ça, moi, cela me fait un peu peur : où est le recul et l’esprit critique des gens ?

    Les questions que ce livre me posent sont d’un tout autre ordre. Je constate que tous les copains journalistes des auteurs l’ont accueilli sur leur plateau télé ou radio pour une super promo, sans l’once d’une critique ou d’un débat. On se contente juste de rappeler des faits d’histoire (Nuremberg, nazis, shoah…). Pour le reste, on en dit le moins possible (je sais maintenant pourquoi : il n’y a pas grand chose, et en plus c’est faux).
    C’est du triste copinage, indigne d’un travail de journaliste sérieux.
    Je métonne que d’autres n’aient pas plus tôt pris la parole ou la plume pour pointer ces grosses erreurs du livre. Silence des journalistes, bien complaisants. A se poser de questions sur l’état du journalisme en France et sur notre démocratie…

    • Posted 2 avril 2013 at 11 h 11 min by Sophie K. | Permalink

      Pardon, Jeff, mais vous manquez de finesse. Vous préjugez des choses et tombez dans tous les travers de la société actuelle. Je ne défends pas ce livre parce que je crois à sa théorie, je le défends parce que ce qui y est écrit m’intéresse et m’émeut.J’ai le droit, quand même, non ? Certains points du livre ne m’ont pas entièrement convaincue, mais peu importe : j’y ai trouvé ce que je cherchais, à savoir la démarche d’un homme qui renoue avec ses racines, et qui, parmi celles-ci, découvre un univers qu’il ne connaissait pas et qui l’intrigue.

      Si vous suivez mon argumentation précédente avec un peu plus de finesse, je n’ai dit qu’une chose sur le site que vous avez mis en lien : qui parle ? Même si vous êtes d’accord avec ce qui y est écrit, vous devez toujours (pardon de vous donner une leçon, mais vous ne vous gênez pas pour jouer au moraliste avec moi, ce que je n’ai pas fait avec vous), vous devez, donc, toujours vérifier qui est l’auteur d’un texte. Même si ce n’est pas un journaliste ou un spécialiste, la personne à l’origine du site devrait se présenter, c’est un minimum. Personnellement, je ne peux pas discuter avec quelqu’un qui n’a pas la correction de me donner son nom.
      Quant à la super promo que vous reprochez au livre, vous ne vous demandez pas si l’auteur du site ne chercherait pas, lui aussi, à en profiter, avec son appel à éditeur ? Et vous pensez qu’un éditeur va s’intéresser à quelqu’un dont il ne sait rien ?

      Mais peu importe.
      Vous vous étonnez, dites-vous, que personne n’ait encore pris la plume pour contrer les « grosses erreurs » du livre ? Encore une fois, peut-être que quelqu’un le fera, mais il faut du temps pour étudier ce genre de sujet. Une contre-enquête bien faite ne se fait pas en quinze jours.

      Vous trouvez qu’il est normal que quelqu’un monte un site si vite, puisque celui du « Code » existe ? Mais Jeff, le site du « Code d’Esther » a été monté APRES la publication du livre, pour sa promo, publication faite après UN AN d’enquête et d’écriture !

      Vous vous révoltez contre la super-promo du livre ? Ah, diable ! Vous avez raison, quand on écrit un livre, le mieux ensuite est de ne pas en faire parler pour que personne ne le lise, c’est logique.

      Enfin, vous vous révélez de nouevau dans votre dernier commentaire: vous dites ne pas avoir trouvé grand-chose dans ce livre; C’est bien ce que je disais au début, donc : peu importe le voyage, les découvertes, les rencontres, ça ne vous intéresse pas. Ce que vous souhaitiez y trouver, dans ce livre, ce sont des révélations fermes et définitives, imparables, alors que les chercheurs qui travaillent sur le sujet, malgré leur érudition et des années d’étude, n’en ont pas encore trouvé eux mêmes.
      Encore une fois, nous ne sommes pas dans un livre scientifique prouvant la véracité des prophéties, nous sommes dans une théorie interprétative, et si les contre-arguments ne manquent pas, les chercher prend du temps.

      Enfin, en quoi cela vous dérange-t-il que Bernard soit en proie aux doutes en présentant les arguments des gens qu’il a rencontrés ? En quoi cela vous gêne-t-il qu’il les valide parfois ?
      Pourquoi pas ? C’est son choix ! Il a le droit de croire ou non à cette prophétie, d’en être dérangé dans ses certitudes, et de nous présenter les choses telles qu’il les a ressenties. Comme vous avez le droit de ne pas y adhérer. Pas besoin d’avoir à ce sujet une réaction excessive.
      Moi, quand un livre ne me convainc pas, je le ferme et je le range, ou je le vends, et puis basta. J’en fais pas une montagne.

  16. Posted 2 avril 2013 at 11 h 48 min by Sophie K. | Permalink

    (Suite)

    « C’est un livre écrit pour le grand public »
    Cela n’empêche pas de donner des arguments fouillés et vérifiés !! Bien au contraire…

    Ils le sont autant que faire se peut dans ce domaine, qui n’est pas une science exacte, loin s’en faut. Oserais-je vous souligner que le site de vos copains se base sur les informations pêchées dans « Le Code d’Esther  » pour les contrer, informations qu’ils n’auraient probablement pas découvertes d’eux mêmes sans lire le livre ?

    « en présentant les érudits qu’il a rencontrés » Justement, un des problèmes est que ces érudits sont convaincus de la prophétie. Pas d’interviews de contradicteurs, donc un reportage à « charge »… Vous trouvez cela juste ?

    Etant donné que ce livre parle d’une théorie qui nécessite de penser que le « Livre d’Esther » est une prophétie, et qu’il présente ceux qui y croient, il me paraît logique que les arguments de ces gens soient en faveur de cette prophétie. Si vous ne croyez pas aux prophéties, n’achetez pas un livre qui présente des personnes qui croient aux prophéties, vous vous faites du mal pour rien. D’autre part, à partir du moment où un auteur décide de s’ouvrir à une possibilité, qu’il soit convaincu ou non, il faut bien qu’il la présente d’abord, et ça passe par une rencontre avec ceux qui ont développé cette possibilité. Enfin, on peut effectivement opposer une autre interprétation, ce qui vaudra peut-être, par la suite, un autre livre d’un autre auteur, pourquoi pas.

    « journaliste capable de mener une contre-enquête en se déplaçant, lui aussi »
    Tout le monde n’a pas le temps ni l’argent pour se faire plaisir. Et pas besoin de ça pour mettre en avant les erreurs du code.

    Mais oui. Regardons la télé, consultons wikipédia et le web, et ne quittons pas notre canapé. Et l’enquête d’un journaliste qui a tout de même prouvé son sérieux durant toute sa carrière, et qui sait, lui, qu’il faut se déplacer pour rencontrer les protagonistes et croiser les faits, c’est futile, bien entendu, ce ne sont que des vacances, qui plus est remboursées, ce qui est scandaleux, effectivement. L’homme sérieux est celui qui, ne quittant pas ses pantoufles, sait respecter la nature et la complexité du monde en cliquant sur sa souris.

    Je parcours le site et je vois que les sources sont citées. A chacun d’aller les vérifier.

    Vous pensez que quelques liens vers d’autres sites suffisent ? Je préfèrerais lire des interviews d’experts connus pour leurs travaux, ou des extraits de leurs articles ou de leurs livres. C’est ça que j’appelle des sources sérieuses, mais c’est moi, hein.

    « il a rencontré les personnes dont il parle, il les nomme, et il respecte leur travail, »
    Oh ! Il fait plus que cela : d’une certaine façon, il valide leur histoire, leur conviction.

    Et alors ? Pourquoi pas ? En quoi cela vous gêne-t-il qu’il ait été en partie convaincu par l’étrangeté de cette histoire ? Il n’est pas vous, vous n’êtes pas lui, cessez de le lui reprocher.

    « Peut-être que si vous aviez eu le même esprit critique envers le code d’Esther, vous ne seriez pas là à le défendre »

    Laissez mon esprit critique tranquille, s’il vous plaît. J’ai aimé ce livre, ne vous en déplaise, ce qui ne veut pas dire que je vais prendre au pied de la lettre l’idée que les prophéties existent. Quant à ce que je pense du livre, je vous l’ai dit dans la première réponse que je vous ai faite.

  17. Posted 2 avril 2013 at 12 h 45 min by Jef | Permalink

    Je pense que vous déviez complètement. Votre avis sur le livre est une chose (votre ressenti…), mais discutez du fond du livre et de ses arguments une autre.
    Or, dans vos propos, vous esquivez complètement le débat de fond.
    Vous avez tenté un peu d’en parler (1946 par exemple ou les pendus…) mais très vite, devant le peu de rigueur de ses arguments, vous partez vite sur le droit d’aimer ou non un livre, etc.
    Personne ne vous empêche d’avoir votre opinion. Mes messages attirent l’attention sur l’argumentation du livre. Ces arguments sont tous discutés et contestés sur le site, avec justesse et objectivité.
    Votre seule réponse : dire que celui ou ceux qui ont fait ce site ont mal agi : ça ne se fait pas de contredire un journaliste réputé, il faut se présenter, il faut être un monsieur connu, il faut avoir fait des études… Vous argumentez comme un politique ! Sans argument, on préfère démolir la personne. Désolé, je ne suis pas sensible à ce genre de procédé.

    Revenez donc sur les preuves du code d’Esther !

    • Posted 2 avril 2013 at 12 h 58 min by Sophie K. | Permalink

      Mais cher monsieur, je prends déjà le temps de vous répondre longuement, alors que je ne l’ai pas, ce temps. Ensuite, je n’ai pas, moi, la prétention de me faire experte en textes anciens d’un coup de baguette magique, a contrario de vos copains. Je viens de vous envoyer une réflexion sur la germanie, puisque le domaine manuscrit est un des domaines que j’ai un peu étudiés autrefois, notamment sur le Moyen-âge.
      Je crois que cela suffit amplement. Si vous souhaitez débattre avec les auteurs du livre, écrivez leur sur leur site. Mon but ici était de présenter cet ouvrage, pas d’en devenir, à cause de vous, une canonnière obligée d’argumenter point par point sur un sujet que je ne maîtrise pas. C’est la différence entre vous et moi : je connais mes limites.

  18. Posted 2 avril 2013 at 12 h 50 min by Sophie K. | Permalink

    Dites, quand vous remettez en lien ici le site de vos copains, ne faites-vous pas, vous non plus, du « copinage » ? Tout le monde se sert de ses alliés toujours, tout le temps. (Le faire ici est un peu une perte de temps, vu que je n’ai pas beaucoup de lecteurs, mais bon, je vous le laisse.)

    Et puisque vous tenez à ce point qu’on prête attention à ce site, je vais juste vous prendre un exemple de ce qu’on pourrait contrer sans souci chez vos amis: le passage sur la Germanie.
    Le site dit : « Pour le CDE, le pays visé est l’Allemagne. Pour les besoins de la démonstration, « Germamia » devient vite « Germania » puis Germanie, enfin l’Allemagne. »

    Eh bien oui. Au temps du traité de Meguila (Ve siècle après JC), ne vous en déplaise, un seul territoire était appelé Germania, celui qui, habité par divers peuples installés là-bas entre le VIe et le IIIe siècle avant J.C., peuples connus ensuite sous le nom de Germains, deviendrait beaucoup plus tard essentiellement l’Allemagne. Mais ce pays existait, et on n’en connaît pas d’autres, ailleurs, ayant porté ce nom à l’époque.
    Le site dit « Germamia, vite devenu Germania ». Certes ! La Germamia n’ayant jamais existé, elle, on peut quand même conclure à une faute de copiste sans risquer l’abus ! Enfin, pourquoi diable, dans un tel traité, citer un pays inexistant ? A quoi bon, puisque les auteurs souhaitent convaincre de la prophétie ? Citer un pays inexistant ne rimerait à rien.
    Ce m, alors ? Pour qui travaille sur les manuscrits, on sait bien qu’en matière de textes anciens, les erreurs commises par les copistes sont légions, d’une traduction à une autre, d’un report à un autre. Le Moyen-âge nous a montré, ensuite, lui aussi, et maintes fois, l’orthographe variable des noms de villes ou de contrées selon les copistes. Donc la transformation d’un n en m n’est pas aberrante, ni abusive – d’autant qu’on voit toujours des coquilles dans tous les textes, y compris imprimés, y compris contemporains.
    Donc, le mot « Germania » est bien cité dans un traité datant du Ve siècle APRES JC, avec le a final correspondant à une finale latine logique à cette époque, après 500 ans de domination Romaine.
    Le nombre des royaumes me semble en revanche secondaire. On est en 450 après JC, le ou les auteurs écrivent sur un pays qui, un jour, comptera, le site le dit lui-même, à un moment de son histoire 350 états, et eux et vous ronchonnez parce que le ou les auteurs du texte, morts depuis maintenant près de 1600 ans, auront pu se tromper en citant « 300 couronnes » au lieu de 350 ? Franchement !

    La question que vous devriez vous poser, la bonne question, bon sang, en cessant de chipoter sur le nombre des couronnes ou des pendus, je le redis, c’est de vous demander pourquoi et comment les auteurs du traité de Meguila ont pu imaginer qu’un peuple aussi lointain d’eux que l’étaient les Germains en leur temps, pourrait un jour, vouloir leur perte ! Pourquoi imaginer cela en 450 après JC, alors que la Germanie est encore un état naissant ?
    Voilà le bizarre du truc, l’intriguant, la réelle interrogation qui justifie que certaines personnes essaient de la résoudre.

    Maintenant, libre à vous de continuer à trouver cela inintéressant, mais en ce cas, la discussion est pour moi close.

  19. Posted 2 avril 2013 at 13 h 13 min by Jef | Permalink

    – « Vous vous révoltez contre la super-promo du livre ? »
    Vous êtes à côté, c’est le copinage honteux des journalistes qui m’embêtent, ainsi que le manque de sérieux de leur travail : aucune lecture critique, pas le moindre débat…
    Le top : Paul Amar (qui a reçu les auteurs sur son plateau) et qui se fait interviewer par l’un des auteurs, qui lui soufflent les réponses.
    http://www.youtube.com/watch?v=wyxLLX8tjak
    Trop fort ! A part ça, c’est objectif… Lui aussi avoue finir par croire au code sur la base du livre !! On rêve !!!!

    – « Ce que vous souhaitiez y trouver, dans ce livre, ce sont des révélations fermes et définitives, imparables »
    Vous dites n’importe quoi ! Je suis veni ici en discutant des preuves avancées par le livre et en les contestant. C’est seulement sur cette base que j’appuie mon propos. Encore une fois, ne détournez ni mes propos, ni la conversation vers autre chose que la discussion des preuves.

    Ben vous parlez de preuves. Une preuve, c’est ce qui prouve, non ? Donc vous voulez qu’on vous prouve. Donc vous voulez une certitude. Donc quelque chose d’imparable. SK.

    – « C’est son choix ! Il a le droit de croire ou non à cette prophétie »
    Vos n’avez pas compris. Je ne refuse rien à personne. Ce que je conteste, c’est le procédé. Ce que je discute, c’est l’argumentaire pour convaincre les lecteurs, à leur tour, de l’existence de cette prophétie. Franchement ce que l’auteur croit ou pas… mais dès lors qu’il en fait un livre « d’enquête », preuves à l’appui, on est droit d’analyser son discours, son procédé de recueil de données.

    Mais une enquête, c’est un recueil de données concordantes, d’abord. Pas forcément pour convaincre de l’existence de la prophétie, mais en tout cas de l’existence de ceux qui y croient et qui cherchent à la démontrer. SK

    –  » il me paraît logique que les arguments de ces gens soient en faveur de cette prophétie »
    Rappelez-vous vos cours de dissertation. Il faut une thèse et…et…et… une anti-thèse pour construire votre développement. Dites-moi où est l’anti-thèse dans le livre ? Pas de contradicteurs, pas de débats… exprimez-vous là-dessus ! Trouvez-vous que c’est un bon travail d’enquête, de recherche, de journaliste ?

    Il ne s’agit pas de démontrer que la prophétie est réelle, mais que des gens qui y croient travaillent sur des coïncidences qui les intriguent. Eh oui, c’est un bon travail de journaliste, parce qu’en le lisant, j’ai appris beaucoup de choses sur un univers que je ne connaissais pas. SK

    – « l’enquête d’un journaliste qui a tout de même prouvé son sérieux durant toute sa carrière »
    Nous y revoilà : l’argument de la personne. L’auteur est donc infaillible ? ouaahhh !!!! super !!!! Et ceux qui n’ont pas voix de presse, ne sont pas connus, etc. sont des troufions…
    Je pensais comme vous avant de lire le livre, maintenant, c’est zéro crédit pour son auteur.

    Eh bien oui, c’est comme ça. Quelqu’un qui prouve tout au long de sa vie son sérieux dans son travail est, à mes yeux, plus digne d’intérêt que quelqu’un dont je ne sais ni le nom, ni la fonction, ni le système d’enquête. Tout le monde ne se vaut pas, malheureusement, connu ou pas (d’où vous vient-il que la célébrité soit gage de qualité, au fait ? A mes yeux, c’est le travail, et ça n’a rien à voir.) SK

    – « L’homme sérieux est celui qui, ne quittant pas ses pantoufles, sait respecter la nature et la complexité du monde en cliquant sur sa souris »
    Votre regard sur les différents modes d’enquête possibles montrent que vous ne semblez pas y connaître grand chose. Passons…
    De toutes façons, il n’y avait pas besoin de faire de grand voyage pour écrire le code d’Esther (ça fait partie du côté esbrouffe du livre), comme pour le démonter. Un peu de jugeote et le récit d’Esther (une traduction objective, bien-sûr), c’est bien suffisant…

    C’était du second degré, très cher. Eh bien non, on ne devient pas un chercheur et un érudit, on ne devient pas un écrivain et un peintre, un architecte ou un ingénieur sans apprendre. Comment apprendre le résultat d’une recherche sans rencontrer un chercheur, surtout quand une recherche n’a pas encore été publiée (ce qui était le cas sur le Livre d’Esther avant ce livre)? Expliquez-moi. Aviez-vous donc lu quelque chose sur ce thème avant ce livre ? SK

    – « qu’il faut se déplacer pour rencontrer les protagonistes et croiser les faits »
    Comment croiser des faits quand vous êtes sur des témoins qui ont tous la même vision des choses ? Que des parallèles, pas de croisement :))

    Eh bien oui, puisque le livre est sur le sujet de la croyance en une prophétie, et pas sur un autre sujet. Les croisements dont je parlais ont lieu dans les chapitres concernant l’Histoire. SK

    – « Vous pensez que quelques liens vers d’autres sites suffisent  »
    Mais il n’y a qu’un seul lien : vers une version du texte d’Esther !
    Pour le reste, le site cite les passages du livre qu’il analyse et donne quelques références sommaires, mais suffisantes. Onpeut juger sur pièce ce qui est écrit dans le livre et le commentaire du site.

    Répondu plus bas, j’ai bien ri, merci. SK

    Appliquez donc au livre ce que vous dites concernant les références … et revenez ensuite parler des arguments de fond du livre montrant un code au sein du livre d’Esther : le nombre de pendus, la similarité entre les deux histoires, Aman, les fils d’Aman deux fois pendus…

    Je ne suis pas une experte en textes antiques, en hébreu, en araméen, en prophéties, je n’ai pas rencontré d’experts, donc non, je n’aurai pas cette prétention. D’autre part, je ne contemple pas mes pieds ni ne compte mes pas si je veux explorer un paysage et capter son ensemble, l’esprit le plus ouvert possible. Je vous laisserai donc continuer à compter sur vos doigts. Amusez-vous bien. SK

  20. Posted 2 avril 2013 at 13 h 32 min by Jef | Permalink

    – « La Germamia n’ayant jamais existé, elle, on peut quand même conclure à une faute de copiste sans risquer l’abus ! »

    D’une : on quitte étrangement le récit d’Esther pour aller piocher dans le traité de Meguila. C’est donc que le code n’est pas insicrit dans le récit d’Esther, mais dans les commentaires faits beaucoup plus tard sur ce récit.

    C’est vous qui n’avez pas bien lu. Le mot « code » fait référence à la date inscrite dans le Livre d’Esther, soit ce qu’on pense être 1946 (cachée dans les noms des enfants pendus d’Aman). Le traité est une étude faite à partir du texte, aussi intriguant que le Livre d’Esther, car c’est peut-être une des sources de l’idée de prophétie qui lui est associée. C’est grâce à ce traité qu’on sait que Le Livre d’Esther est resté intact depuis sa création. Tout cela est très bien expliqué dans le livre. Enfin, vous me demandez de contrer les arguments du site de vos amis. je l’ai fait pour l’un d’eux, et voilà que vous biaisez encore. Amusant. SK

    De deux : Si vous avez bien lu le livre, l’argument donné est pour le moins étrange page 120, et ne sonne pas comme le vôtre.

    J’ai mes propres arguments en ce qui concerne les copies anciennes, puisque j’ai travaillé dessus autrefois. Mes arguments ne vont pas, ceci dit, à l’encontre de ceux présentés dans le livre de Bernard, puisque les miens sont déjà pris en compte par les chercheurs : ce sont des arguments de base, un rappel de ce qui est déjà établi en matières de coquilles et d’Histoire, et que savent a fortiori tous les gens qui étudient les manuscrits anciens, à part vos amis du site. SK

    Trois : c’est l’interprétation donnée par le rabbin qui est contestable. Le site ne fait que reprendre les arguments pour montrer qu’ils sont inexacts (c’est le cas des pendus, du nombre d’Etat). Dans ces conditions d’approximations, on peut faire dire beaucoup de choses à beaucoup de textes.

    Le tout est de savoir si on croit ou non aux prophéties, et si oui, pourquoi. Encore une fois, toute interprétation est toujours contestable. Ceci n’empêche pas l’intérêt de la présentation d’une interprétation, quelle qu’elle soit. Quant à l’approximation, parlons-en ! Quand je lis, par exemple, que dans l’interprétation de vos amis, Assuérus serait Hitler, je ne peux que rire devant leur incompréhension des textes antiques et de leurs symboliques. Ne pas savoir ou deviner que la référence au « Roi des Rois » est une référence divine, donc une façon d’introduire Dieu dans un texte qui ne comporte nulle part ailleurs son nom, c’est déjà démontrer son ignorance absolue des procédés poétiques antiques. Rien que ça vaut mon désintérêt pour votre fameux site, quoi que vous en disiez. SK

    Quatre : je me fiche que vous ne soyez pas lu, et je n’ai pas plus de temps que vous. Excusez moi d’en prendre pour répondre.

    De nous deux, vous êtes le plus intolérant, et vous ne le voyez pas. Vous voulez à tout prix avoir raison, et ne comprenez toujours pas que vous n’êtes ici que sur le site personnel d’une illustratrice (moi) et pas sur celui des auteurs du livre. Donc ni le lieu ni la bonne personne pour argumenter comme vous le faites. SK

  21. Posted 2 avril 2013 at 13 h 40 min by Sophie K. | Permalink

    Allez argumenter sur le site de l’auteur, écrivez à Yohan, rien ne vous en empêche.
    Bonne journée.

  22. Posted 2 avril 2013 at 13 h 46 min by Sophie K. | Permalink

    « Vous pensez que quelques liens vers d’autres sites suffisent »
    Mais il n’y a qu’un seul lien : vers une version du texte d’Esther !

    Mouhahahahaa ! Excellent. Ben voui, UN SEUL LIEN, aucune autre référence. C’est ce que je disais. Ca c’est du sérieux imparable, hein, question références, pour un site de contre-enquête ?

    Allez, Jeff, arrêtez, allez vous promener, il y a du soleil.

  23. Posted 2 avril 2013 at 15 h 18 min by Jef | Permalink

    Et bien , vous voilà bien énervé !

    – « Quand je lis, par exemple, que dans l’interprétation de vos amis, Assuérus serait Hitler »
    Si Aman Perse = Hamann nazi (comme dit dans CDE), alors le roi de Aman Perse doit correspondre au roi de Hamann nazi, donc Hitler.
    C’est la logique du CDE, bête et méchante, qui s’applique.
    Puisque vous avez lu de travers le site de mes amis, je vous redonne l’extrait entier :
    « Par ailleurs, si on pousse le parallèle du CDE, alors le roi Perse doit être comparé à Hitler. Pourtant, le premier sauve les juifs tandis que le second les extermine… »

    – « Mouhahahahaa ! Excellent. Ben voui, UN SEUL LIEN, aucune autre référence »
    Pourquoi être de mauvais foi ? Il y a UN seul lien vers un autre site Internet. Les autres liens sont des références à des livres.

    Oui, j’ai besoin de soleil, contrairement à d’autres qui ont dû trop en prendre et attraper des coups sur la tête :))

    • Posted 2 avril 2013 at 15 h 37 min by Sophie K. | Permalink

      Allez argumenter ailleurs, s’il vous plaît. Je ne tiens pas à prolonger ce débat avec vous. Je ne suis pas l’auteur du Livre d’Esther, ni du Code d’Esther, ni un chercheur. Je suis une lectrice. Juste une lectrice. Je n’ai pas envie de débattre sur ce qui vous passionne vous. Pas envie, je l’ai déjà trop fait par courtoisie, or je ne lis pas ce livre comme vous le faites, je ne me pose pas les mêmes questions que vous, je n’en tire pas les mêmes conclusions, je ne m’intéresse pas aux mêmes choses que vous, je ne rejette pas les mêmes choses que vous. Votre vision, que je juge étroite, me rase, pour tout dire, ainsi que celle de vos aminches. Ça me rase au possible, c’est pour ça que je m’énerve. Comprenez-le, et arrêtez.

  24. Posted 2 avril 2013 at 17 h 26 min by Sophie K. | Permalink

    (Et puis assumez le fait que vous êtes l’auteur de ce site de contre-enquête, et qu’on n’en parle plus.)

  25. Posted 22 avril 2013 at 8 h 16 min by berenice | Permalink

    Merci Sophie pour votre petit mot
    Une belle journée aujourd’hui, grâce à Esther