L’appel de l’Esprit

« Bloque ton ouverture, ferme ta porte, émousse ton tranchant, dénoue tout écheveau, fusionne toutes les lumières, unifie toutes poussières, c’est là l’identité suprême. » Lao-Tseu, Taö-Tö King

Félix Vallotton, Derniers Rayons, 1911 (Musée des beaux Arts, Quimper)

Félix Vallotton, Paysage à Regen

Charles Filiger, Paysage du Pouldu, 1890

Edvard Munch, Clair de lune, 1895

Paul Ranson, Vignes, 1902

Paul Sérusier, Le Talisman, 1888

Maurice Denis, Pluie en Bretagne, 1889

24 réflexions au sujet de « L’appel de l’Esprit »

  1. Quels regards vers le haut nous font porter les toiles dont tu nous rappelles l’existence. A bien des égards, tu es sinologue mais les « japonards » n’auraient pas reniés l’aphorisme que tu places en exergue. Tu devrais l’envoyer au petit valseur. Il rêve à l’utopie de l’identité suprême de volailles (normal pour le chef de la maison poulaga). Je perçois que, dans ce monde fossilisé, il vaut mieux les nabis que dinosaures, petits rois des babies alone!

  2. Félix Vallotton, Paysage à Regen : J’enfile cette sente et déjà quitte la ville qui n’est plus jamais esprit et par ce vert non pas le perd mais le retrouve.

    1. Je suis aussi complètement envoûtée par cette toile. Puissance des plans, subtilité des tons, force irrésistible qui vous attire vers l’horizon brumeux. J’ai une hâte absolue de voir l’expo du Grand-Palais…

  3. Bonjour Sophie,
    Je suis moi aussi fascinée par le Félix Vallotton, « Paysage à Regen » et comme Solko j’emprunte la sente…
    Merci pour ces tableaux.
    Et au Grand-Palais, regardez pour nous aussi :)

    1. Merci, chère Michèle ! :) Je sais que vous regrettez ne pas pouvoir être sur place pour y aller. Dommage que cette expo ne dure pas plus longtemps…

  4. Merci de rendre hommage à Filiger dont Jarry fut un fervent défenseur (mais il est vrai que le pataphysicien fut un grand critique d’art, ne se trompant au fond que sur la postérité et le style de Puvis de Chavannes…)
    Par ailleurs, faut-il voir un peu d’ironie dans le choix du tableau de Maurice Denis ? La Bretagne et la pluie… Sophie, voyons ! Méfiez-vous qu’un édile de je ne sais où ne demande l’interdiction de votre blog sous prétexte que vos choix portent atteinte aux intérêts économiques et touristes de cette si fantastique région…

    1. Hahahaha ! Mais la pluie est une bénédiction, enfin, boooon, quoi ! (Ceux qui y voient une malédiction ne peuvent qu’être accros aux bulletins météo « punisseurs » de TF1 !) :-D

  5. Je m’aperçois que l’expo (je n’avais même pas vérifié) est au Grand Palais jusqu’au 20 janvier 2014, ce qui laisse largement le temps aux Pyrénées profondes de se hisser jusque là-haut :)

    1. Oui, quand même, mais c’est court malgré tout… J’espère que vous pourrez trouver le temps de venir, j’ai bien l’impression que cette exposition est à ne surtout pas manquer, ne serait-ce que pour se baigner les yeux et l’âme…

  6. « Le paysage du Pouldu » de Filiger, n’apparaissant pas à l’écran, chère Sophie, je suis allée rechercher et me voilà étrangement touchée par la vie de ce peintre dont on ne retrouve pas les peintures des vingt dernières années, et qui fut enterré dans le caveau de la famille qui l’accueillit les cinq dernières années de sa vie.
    J’irai un de ces quatre au Musée des Beaux-Arts de Quimper.
    Et je vais rechercher dans « Si le grain ne meurt », ce passage où Gide raconte son tour de Bretagne à pied et, lors de la halte qu’il fit chez « Marie Poupée », son étonnement à la vue de trois discoureurs débraillés dont l’un était peut-être Filiger :)

    1. Ah, je ne savais pas qu’il n’apparaissait pas pour vous, désolée Michèle. J’ai eu un mal de chien à en trouver une version correcte sur le plan des couleurs (celle de Wikipedia me semble un peu pâlichonne), donc elle doit être lente à l’affichage pour certains ordinateurs.
      Oui, je lisais sa vie moi aussi, très étonnée de ne voir que quelques unes de ses toiles sur les routes du web, et de savoir qu’une grande partie de son travail avait disparu…

  7. Moi, j’ai un petit palais qui aime Pont -Aven et ce qu’il faut de galette. Je viens de découvrir deux souffleuses de verre qui créent des œuvres qui captent la lumière. Elles renouvellent l’art du lustre et du vitrail d’une surprenante et envoutante façon, c’est tarte, parfois , de manquer de galette pour jouer les mécènes de ménage…

  8. Maintenant que j’ai vu ces Derniers Rayons (que je ne connaissais pas), j’éprouve une furieuse envie d’aller me balader dans la nature. Hélas, le produit intérieur brut m’appelle.

    1. Héhé. Hier, je regardais le doc d’Arte sur Vallotton. Avant son mariage, il a passé beaucoup de temps à chercher un moyen de gagner sa pitance (époque des ses superbes gravures sur bois). Il a pu se consacrer à la peinture grâce au confort matériel que lui a apporté sa femme. Encore aujourd’hui, ça coûte les deux bras, finalement, la liberté des promenades contemplatives ! :D

    1. Ah, je ne peux pas voir, face à FB, je suis l’un des derniers Mohicans… :D Mais je vais aller sur son site, j’aime beaucoup ce qu’elle fait. Merci, Zoé !

  9. Sophie :
    On est deux mohicans!!! Je finirais, peut être, par y aller à petits pas de mocassins, histoire d’être à la pache!! Je psalmodierait avant le chant du chicanos-pater-austére…

  10. j’avais vu une grande expo Vallotton à Lyon il y a une dizaine d’années et j’en avais été marqué très fort. J’ai revu les Maurice Denis à Orsay il y a peu, le seul des Nabis avec Vallotton à me titiller. Est-ce leur trait très précis ? mon besoin de net ? En tout cas, j’irai à nouveau à Vallotton. Accompagné ce serait encore mieux :)

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